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La Parentalité Positive Expliquée

Qu’est-ce que la parentalité positive ?

C’est construire avec son enfant une relation équilibrée qui lui permette d’acquérir sa confiance en lui, son autonomie, le sens des responsabilités et la curiosité. L’enfant va apprendre à parler de ses émotions, à communiquer dans le respect et à reconnaître ce que les autres ressentent. Cette approche est aussi appelée éducation bienveillante. Ce n’est ni de l’autoritarisme ni du laxisme. C’est une éducation basée sur la compréhension et le respect de son enfant.

Les étapes pour gérer une crise :

1. Se connecter avec l’enfant : être dans l’empathie

A la naissance l’enfant a un cerveau droit et un cerveau gauche. Le cerveau droit c’est les émotions, le cerveau gauche c’est la raison, et celui-ci n’est pas encore mature à la naissance. C’est pourquoi l’enfant ne fonctionne qu’avec ses émotions et qu’il peut entrer dans des « tempêtes émotionnelles ». C’est à nous de lui apprendre à faire fonctionner ses 2 cerveaux pour qu’il puisse gérer ses émotions.

Derrière une colère il y a un besoin non exprimé. Cherchez à savoir quel est le besoin qui se cache derrière ce comportement. Le petit enfant ne sait pas gérer ses émotions et il ne sait pas exprimer avec des mots simples ses besoins. Ne pas considérer son comportement comme un caprice mais écouter et comprendre l’enfant pour agir de manière calme et bienveillante sans entrer dans un rapport de force. Faites preuve d’empathie afin d'obtenir l’attention de votre enfant pour ensuite lui faire passer un message.

2. Poser ou rappeler la règle

• Lui expliquer qu’il y a des limites.

• L’enfant a besoin de cadre, ça le rassure.

CONSEILS

  • Le cerveau du tout-petit comprend encore mal la négation (ex : Quand on lui dit de ne pas courir, son attention se porte sur le mot courir, ce qui pourrait l’encourager à courir). Il est donc préférable de lui dire ce qu’il peut faire (ex : au lieu de dire : « Ne saute pas sur le sofa », lui dire : « Sur un sofa, on s’assoit »).

  • Pour responsabiliser votre enfant et diminuer son opposition, vous pouvez lui poser une question au lieu de lui donner un ordre. Lorsque votre enfant réfléchit, il se sent grand et responsable. Il coopère plus.

3. La réparation

On encourage l’enfant à poser un geste de réparation. Pour les jeunes enfants on peut leur proposer des solutions. On implique et responsabilise l’enfant. L’idée est qu’il ait le réflexe de réparer. Contrairement à la punition, la réparation lui montre les comportements acceptables (ex : S’il renverse son verre de lait, vous pouvez dire « Oups, il y a du lait par terre. Qu’est-ce qu’il faut faire quand ça arrive ? » vous pouvez ensuite lui demander de nettoyer avec vous).

Conseil : Concentrez votre énergie sur le renforcement des bons comportements de votre enfant au lieu de gérer ses comportements dérangeants peut aussi être efficace. Il est bon de le féliciter en décrivant ce qu’il fait de bien.

 

Mais attention, la parentalité positive n’est pas une méthode miracle ! Avec cette approche, les crises et les conflits diminuent, mais il y en a encore. Les parents doivent se donner le droit à l’erreur. C’est normal d’être parfois irritable, d’être fatigué de toujours répéter ou de réagir fortement à un comportement de votre enfant. Même si vous n’êtes pas toujours à 100 % dans la parentalité positive, ça ne fait pas de vous un mauvais parent. L’important, c’est de vous faire confiance et de faire de votre mieux. S’il vous arrive de crier après votre enfant, vous pouvez lui dire que vous n’auriez pas dû et que vous êtes désolé. Vous lui montrez ainsi à reconnaître ses erreurs et vous devenez un bon modèle.

À retenir !

  • La parentalité positive invite le parent à se mettre à la place de l'enfant pour mieux le comprendre.

  • Cette approche amène le parent à éduquer son tout-petit en le guidant plutôt qu'en le controlant.

  • Les pratiques parentales positives encouragent la reparation et la collaboration plutôt que la punition.

Source : Naître et grandir magazine, Mars 2018

Recherche et rédaction : Nathalie Vallerand

Révision scientifique : Annie Goulet, psychologue

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